L'esports est le terrain de chasse idéal pour un moteur statistique : les marchés sont plus jeunes que le football, la liquidité plus faible, et les bookmakers moins spécialisés. Résultat, les cotes s'écartent plus souvent des vraies probabilités. Pronovision modélise chaque équipe par sa forme récente, la stabilité de son roster, son map pool et l'impact des derniers patchs, puis compare sa probabilité estimée à la cote proposée sur le vainqueur, le handicap de maps et les totaux. Objectif : détecter l'écart avant que le marché ne se corrige.
Vainqueur, handicap de maps et totaux
Trois marchés dominent l'esports : le vainqueur du match (moneyline), le handicap de maps (-1.5 / +1.5) et le total de maps (over/under 2.5 en BO3). Sur un gros favori, la cote vainqueur est souvent trop courte : la value bascule vers le -1.5, qui exige une victoire sèche. À l'inverse, un outsider solide sur une map du veto peut rendre le +1.5 très rentable même s'il perd le match. Le moteur compare sa probabilité estimée à la cote implicite sur chacun de ces marchés.
- Probabilité estimée vs cote vainqueur
- Handicap de maps -1.5 / +1.5
- Total de maps (over/under 2.5)
Le format change tout : BO1, BO3, BO5
Un BO1 est une loterie où l'outsider a sa chance sur une seule map favorable ; un BO5 laisse le favori dérouler. La variance n'est pas la même, et les cotes devraient le refléter, ce qui n'est pas toujours le cas. Le moteur ajuste ses probabilités selon le format et repère les favoris surcotés en BO1 comme les outsiders sous-cotés en série courte.
Méta, patchs et map pool
Sur LoL et Dota 2, un patch peut renverser une hiérarchie : une équipe dont le style colle à la nouvelle méta gagne en valeur avant que ses cotes ne bougent. Sur CS2, tout part du veto : un affrontement se joue souvent sur deux ou trois maps prévisibles, et les statistiques par map comptent plus que le classement général. Le moteur suit les taux de victoire par map et par patch pour capter ces bascules tôt.
Rosters, stand-ins et calendrier
Un joueur remplacé au pied levé, un transfert récent qui n'a pas encore trouvé ses automatismes, ou une équipe qui enchaîne les tournois avec le décalage horaire : le contexte pèse lourd et le marché tarde souvent à l'intégrer. Le moteur surveille la stabilité des rosters, la présence de stand-ins et la charge du calendrier avant de valider un pari.
