Le tennis est un sport d'individus, sans coéquipier pour masquer une méforme : c'est ce qui le rend si analysable. Pronovision modélise chaque joueur par son rendement au service et au retour, sa surface de prédilection, son historique face à l'adversaire et sa charge récente de matchs. De ces briques, le moteur dérive une probabilité de victoire et la confronte au marché, set par set et jeu par jeu.
La surface change tout
Terre battue, dur ou gazon : chaque surface favorise un profil. Un grand serveur domine sur gazon mais souffre sur terre, où les échanges s'allongent. Un joueur peut être numéro 5 mondial et quasi imbattable sur une surface précise. Le moteur pondère toutes les statistiques par la surface du match, car une moyenne globale masque ces écarts décisifs.
- % points gagnés au service par surface
- % points gagnés au retour
- Balles de break sauvées / converties
Service, retour et tie-breaks
Au plus haut niveau, tout se joue sur quelques points clés. Un joueur qui tient 90 % de ses jeux de service mais ne convertit qu'une balle de break sur cinq aura des matchs serrés, riches en tie-breaks. Ce profil influence fortement le marché du nombre de jeux et des sets. L'IA croise ces taux pour estimer la probabilité d'un match accroché ou d'un 2-0 sec.
Fatigue et calendrier
Un joueur sorti d'un match de quatre heures la veille n'aborde pas le suivant dans le même état. Le moteur intègre le temps passé sur le court sur les derniers jours, les fuseaux horaires et l'altitude. En tournoi du Grand Chelem, où les matchs se jouent en cinq sets, ce facteur de fraîcheur devient déterminant dans les tours avancés.
Marchés et value au tennis
Au-delà du vainqueur, le tennis offre le handicap de jeux, le total de jeux et le score exact en sets. Quand un favori est très cher, le handicap (-4.5 jeux) ou le total de jeux capte mieux la value. Le moteur compare ces marchés et signale celui dont la cote s'écarte le plus de la probabilité estimée.
